Les
magnifiques plages bordées de cocotiers, de rochers
noirs blanchis par endroit par la puissance des eaux marines
et aussi de sable fin n’ont pas besoin de bulldozers
pour leur aménagement.
La population dont la couleur de la peau est parfois noire, blanche ou marron
doublée d’une gentillesse sans commune mesure est déjà un «produit» touristique.
Il y a aussi le passé et surtout les célèbres «roças» ou
plantations de café et de cacao qui font la vie de ce pays insulaire. «Le
savez-vous? Pour un portugais, venir à Sao Tomé sans visiter les
roças c’est comme aller à Paris et ne pas visiter la Tour
Effel», commente-t-il pour dire que Sao Tome et Principe n’est autre
chose qu’un site touristique.
Ce n’est qu’en 2000 que le pays a décidé de faire du
tourisme un véritable secteur d’avenir. En 2001, le pays a élaboré un
plan stratégique sur le tourisme. Le plan a été financé par
le PNUD et l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).
Un tapis de fleurs multicolores
On remonte vers le nord de l'Archipel. De nombreuses plages la bordent sur la
droite: le sable blanc de Praia Piscina, noir de Ribeira Afonso, ou doré de
Praia Jalé. Sur la gauche se succèdent pics et cratères
tapissés de végétation.  La
roça de Bombaïm se cache au bout d'un long et périlleux chemin
de terre, bordé de ravins, qui s'enfonce vers l'intérieur du pays.
Impression surréaliste au coeur de la forêt tropicale. Toujours
ces demeures blanches et cossues au toit de tuiles et ces charpentes de bois
peintes de couleurs vives. Bombaïm est le rendez-vous des marcheurs ou des
amoureux de la nature, venus apprécier les orchidées du jardin
botanique de Bom Sucesso. Pas de grand confort ou de fine gastronomie mais une
halte reposante. Il fait plus frais, on est en altitude. Lever à l'aube
pour atteindre le parc national Obo au centre de l'île. On s'enfonce dans
la forêt toujours plus dense, marchant sur un tapis de fleurs |