Le fort ghanéen de Cape Coast où le président américain Barack Obama s'est rendu samedi 11 juillet avec son épouse Michelle, a été un haut-lieu de la traite négrière européenne dans l'ancienne Gold Coast, le Ghana actuel.
Les visites du fort de Cape Coast, notamment par les Africains de la diaspora, ont toujours été des moments empreints d'émotion; presque tous versent une larme à la vue des cachots situés au sous sol.
Le château de Cape Coast, se trouve à environ 160 kilomètres à l'ouest d'Accra.
C'est de là que sont partis des milliers d'Africains pour le voyage sans retour vers L'Europe et l'Amérique.
Imposante bâtisse blanche, elle a été construite face à la mer au 17e siècle.
Le fort Cape Coast et celui d'Elmina, les deux plus importantes du Ghana, sont inscrit au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco.
Presque toute la côte du Ghana est parsemée de dizaines de ces forts esclavagistes, dont certains aujourd'hui tombent en ruine, rongés par la végétation et le vent marin.
Le fort fut construit une première fois en 1653 par la Swiss Africa Company et fut baptisé Carolusb org du nom du Roi Charles X de Suède. Il était principalement dédié au commerce du bois, et de l'or, des matières premières qui abondent au Ghana.
La ville elle-même fut construite par des conquérants portugais au 15e siècle et ce sont des colons hollandais qui décidèrent d'ériger vers 1637 ce fort massif dont la cour intérieure en forme de trapèze et les tours de guet dominent les dangereux rouleaux du golfe de Guinée.
Les Anglais occupèrent finalement l'édifice dont ils firent le centre de leur administration coloniale, la ville de Cape Coast devenant la capitale de la Gold Coast vers 1700.