Musée
de Louxor
Le musée de Louxor contient une magnifique collection de sculptures et
d'objets trouvés dans la région Thébaine, datant pour la
plupart du Nouvel Empire.
A mi-chemin entre le Temple de Louxor et celui de Karnak, le bâtiment moderne,
qui offre des conditions de visite exceptionnelles, fut inauguré en 1975.
Avec l'aide du Brooklyn Museum de New York, statues, stèles, poteries,
meubles et bijoux ont été mis en scène de façon très
réaliste. La collection n'est pas très importante mais elle est
de très grande qualité.
La visite du musée ne prend pas plus d'une heure. Vous pourrez y admirer
quelques pièces très intéressantes comme par exemple :
Le mur dit des "
Talatat" : Cette fresque de la période
arménienne mesure plus de 18m. Elle se compose de plus de 40 000 fragments
et de 238 blocs de grès retrouvés dans le IXème pylône
de
Karnak. Ce mur appartenait à l'origine à un temple
construit par Akhenaton.
La salle des cachettes : Cette salle expose les 24 statues découvertes
dans la cachette de Louxor. Le 22 janvier 1989, vers 11 heures du matin, lors
des travaux de consolidation des fondations des colonnes du temple de Louxor,
un coup de pioche laissera apparaître les pieds d'une statue. Ces statues
cachées dans le sable pendant plusieurs décennies, sont d'une exceptionnelle
conservation.
Comme autres pièces, on peut citer la tête de la déesse-vache
Hathor provenant de la tombe de
Toutankhamon, une magnifique statue
de schiste vert du Pharaon Thoutmôsis III, le superbe relief peint de Thoutmosis
III... et bien d'autres encore.
Musée de la Nubie
Le musée de la Nubie : Inauguré en 1997 le Musée des antiquités
de Nubie accueille les vestiges d'une civilisation dont les terres ont été englouties
par le lac Nasser.

Ce
musée est tout entier consacré à la Nubie, cette région
riche en minéraux que les égyptiens, dès les premières
dynasties, s’employèrent à contrôler. L'histoire, l'art
et la culture de cette région sont présentés depuis la Préhistoire
jusqu'à nos jours. La disposition des objets est faîte de manière
chronologique.
La visite commence par la période prédynastique (ou période
protodynastique) qui précéda l'unification du pays et la centralisation
du pouvoir. Elle s'étend sur 2 millénaires, entre -5000 et -3000,
et est subdivisée en trois époques distinctes. C’est à travers
des céramiques nubiennes (datant de -4000 approximativement), des gravures
rupestres à motifs essentiellement animaliers que vous avancerez dans
le temps pour arriver à l’époque Thinite.
Puis vous passerez le seuil de l’Ancien Empire où une statue monumentale
de Khephren accueille les visiteurs. Cette section illustre bien l’influence
pharaonique que subie la Nubie lors de cette période. Le sarcophage d’Hékata
en est une des preuves. Ce sarcophage en bois est décoré de signes
hiéroglyphiques (pilier djed, œil d’Horus ou encore du trône
d’Isis) ainsi que d’inscriptions hiératiques connues sous
le nom de "textes" de cercueil.
La Nubie fut un véritable réservoir de minéraux pour l’Egypte,
mais elle fut aussi un réservoir humain. En effet, les archers et mercenaires
nubiens furent rapidement intégrés à l’armée égyptienne.
La copie de la célèbre « compagnie de guerriers à la
peau noire » (dont l’original est exposé au musée du
Caire) en est une des illustrations.
En poursuivant la visite du musée on arrive à la période
Kouchites, le « vil pays de Kouch » des textes égyptiens.
Dès la seconde période intermédiaire, de puissants royaumes
fortement influencés par la culture égyptienne, menacent les pharaons.
Vers -700, ces souverains réussisse même à se rendre maître
de l’Egypte. Ainsi, débute la XXVème dynastie, la dynastie
des rois éthiopiens. Cette section abrite, entre autre, une admirable
statue de Horemakhet (fils de Chabaqa) ainsi qu’un magnifique jeu du sénet
en faïence.
La remontée du temps se poursuit dans les salles suivantes. La période
Perse, le royaume de Méroé, la domination romaine, puis chrétienne
pour arriver à la période musulmane. Lors de ce parcours dans le
temps, vous pourrez admirer une statue monumentale de Ramsès 2, provenant
de son temple de Gerf Hussein (engloutie sous les eaux du lac Nasser), les trois
couronnes royales où se mêlent motifs égyptiens et techniques
de joailleries de type byzantin, ou encore le buste de Taharqa qui est un véritable
chef d’œuvre.