Sa
situation géographique au coeur de l'Afrique de l'ouest,
la qualité du réseau routier et des transports
aériens sous-régionaux peuvent faire du Burkina
Faso la plaque tournante du tourisme ouest africain. Ses propres
atouts ne sont pas négligeables pour un tourisme d'aventure
et de contact: diversité des paysages, abondance de
la faune sauvage, richesse et diversité de son patrimoine
culturel et ethnique, sans oublier l'hospitalité de
ses habitants
Les principales zones touristiques.
L'Ouest qui possède tous les atouts
pour un tourisme de découverte: Cascades de Karfigélah,
Pics de Sindou, Dômes de Fabédougou, Mont Ténakourou,
lac au hippopotames de Tengréla, falaises de Banfora,
sans oublier l'attrait touristique de la vieille cité historique
de Bobo Dioulasso,...
Le Centre que la capitale Ouagadougou attire
vers un tourisme d'affaires et de congrès autour de
ses grandes rencontres économiques et culturelles: Fespaco,
SIAO, Nuits atypiques de Koudougou,...
Le Sahel propice à un tourisme d'aventures
et de découvertes humaines auprès des peuples
nomades Touareg, Peul, Bella.. et de leurs grands rassemblements
périodiques: marché de Markoye, de Gorom-Gorom,
Dunes d'Oursi et ses campements touaregs sans oublier les sites
archéologiques riches en gravures rupestres: Markoye,
Aribinda...
L'Est est la région des grands parcs
nationaux et des réserves pour un tourisme de chasse
et de vision: Campement et parc national d'Arly, Parc national
du W à la frontière du Niger et du Bénin,
Réserve et ranch de Nazingua.
Ces dernières années, le parc hôtelier s'est amélioré et
diversifié, tant en quantité qu'en qualité. Aussi bien dans
les grandes villes, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, qu'à l'intérieur
du pays aux alentours des principaux sites culturels et touristiques. Ainsi,
la capitale Ouagadougou est devenue une ville souvent sollicitée pour
accueillir nombres de festivals et rencontres internationales.
La chasse au Burkina Faso
Le Burkina Faso développe une véritable politique en faveur de
la protection de l'environnement. Le combat contre la désertification
se traduit par des actions de reforestation, de lutte contre la coupe abusive
de bois de chauffe (énergie domestique encore dominante), de campagnes
en faveur de l'utilisation de foyers domestiques améliorés, de
lutte contre la divagation des animaux...
Il est un des rares pays de la sous-région à avoir conservé une
faune abondante et variée. Sur les 62 espèces de grands mammifères
existant en Afrique occidentale, 35 sont présentes au Burkina Faso. Pour
conserver et gérer au mieux ce patrimoine naturel, il existe plusieurs
types de zones diversement protégées: les Parcs nationaux, les
Réserves totales et partielles de faunes, les Ranch de gibiers, le Forêts
classées à vocation cynégétiques, les sites d'intérêt éco-touristiques,
les Sanctuaires de faunes, les Zones banales d'intérêt cynégétique.
Selon la vocation de ces différentes zones, les formes d'exploitation
sont: la petite chasse, la grande chasse, la chasse mixte, la pêche et
pour certaines zones entièrement protégées, le tourisme
de vision.
La chasse sportive et tourisme cynégétique, rationnellement gérés,
sont ainsi des sources de devises qui contribuent au développement économique
du pays
Le tourisme de vision constitue également un des grands attraits touristiques
du Burkina Faso. Il se pratique dans les réserves et parcs nationaux et
au ranch de Nazinga qui sont les principaux instruments de conservation et de
Le Parc National du W

Le
Parc National du W est le plus grand parc du Burkina et le seul au Niger. Il
reste le dernier rideau végétal de résistance contre l'avancée
du désert. Il abrite une faune et une flore très diversifiées
et très variées. Créé en 1926. Pour mieux le protéger,
le Niger a créé en 1962 deux réserves de faune qui lui sont
contigües. Le Parc se situe dans un complexe de trois parcs (le parc W du
Bénin et celui du Niger). L'ensemble constitue un complexe écologique
de plus de 1 023 000 ha, l'une des aires protégées transfrontalières
la plus grande et la plus riche du monde. Cette zone attire actuellement l'attention
de la communauté internationale et surtout de l'Union Européenne
avec un programme de 20 000 000 d'ecus qui a déjà démarré.
En plus, l'UNESCO finance actuellement plusieurs programmes de financement ainsi
que la Mission Française de Coopération. Tous ces programmes visent
la gestion des ressources naturelles pour un développement durable. Au
niveau international, la partie nigérienne de ce Parc est classée
: en 1987 : comme site des zones humides d'importance internationale particulièrement
comme habitat des oiseaux d'eau (Convention Ramsar); en 1996 : Réserve
biosphère de l'UNESCO; en 1996 : site naturel du patrimoine mondial de
l'UNESCO. Toutes ces considérations internationales sont le fruit des
efforts de conservation faits par le Niger et qu'il n'a jamais cessé de
poursuivre. La Faune de ce parc est composée de 70 espèces de mammifères
terrestres, de plus de 500 espèces d'oiseaux, de plus de 112 espèces
de poissons considérablement augmentées ces dernières années.
La densité par espèce est devenue très forte surtout en
ce qui concerne les hypotragues, les buffles, les éléphnats, les
cobs de buffon